C'est la question que tous les parents posent, et elle mérite une réponse honnête : il n'existe pas de chiffre magique.
Une heure de dessin animé avec vous n'a rien à voir avec une heure de scroll seul dans une chambre à 23h. Le nombre de minutes compte, mais moins que trois autres choses : ce qu'il regarde, avec qui, et à quel moment de la journée.
Cela dit, vous avez besoin de repères. Les voici.
Les repères par âge
| Âge | Repère courant | Le point à surveiller |
|---|---|---|
| 0-3 ans | Le moins possible, idéalement pas d'écran | Les écrans en fond sonore pendant les repas et les jeux |
| 3-6 ans | Moins d'une heure, accompagné | Regarder seul, sans échange après |
| 6-9 ans | Environ une heure les jours d'école | Le premier accès à internet sans surveillance |
| 9-11 ans | Une à deux heures, écrans hors de la chambre | Le premier téléphone, souvent en 6e |
| 11-13 ans | Une règle claire compte plus qu'une durée précise | Les écrans le soir et le sommeil |
| 13-15 ans | Négociez la règle avec lui | Les réseaux sociaux et les règles d'accès, en pleine évolution |
| 15-18 ans | Il gère, vous fixez les limites de nuit | Le rythme veille-sommeil et les nuits trop courtes |
Ces repères s'inspirent des recommandations d'organismes de santé publique et des travaux français sur les enfants et les écrans. Ce sont des points de départ, pas des règles absolues.
La règle la plus simple à retenir
Beaucoup de familles s'appuient sur les repères popularisés en France par le psychiatre Serge Tisseron, dits « 3-6-9-12 » :
- pas d'écran avant 3 ans ;
- pas de console personnelle avant 6 ans ;
- pas d'internet seul avant 9 ans ;
- pas de réseaux sociaux avant 12 ans.
Ce dernier point est aujourd'hui dépassé par les débats français et européens autour de l'accès des mineurs aux réseaux sociaux. La règle continue d'évoluer : vérifiez l'état du droit avant de transformer ce repère éducatif en interdiction stricte.
Ce qui compte plus que la durée
Le moment. Un écran juste avant le coucher retarde l'endormissement et raccourcit la nuit. C'est la limite sur laquelle il ne faut pas céder, à tout âge. Le téléphone dort en dehors de la chambre.
Le lieu. Un enfant qui regarde dans le salon regarde autre chose qu'un enfant seul dans sa chambre. Ce n'est pas une question de surveillance, c'est une question de contexte.
Le contenu. Trente minutes à apprendre une langue et trente minutes de vidéos qui s'enchaînent toutes seules ne produisent pas le même effet. C'est d'ailleurs pour ça que nous avons construit El&Moi autour de cette distinction.
Ce qu'il ne fait pas pendant ce temps. La vraie question n'est pas « combien d'écran », mais « est-ce que ça prend la place du sommeil, du sport, des devoirs ou des copains ». Si la réponse est non, deux heures ne sont pas un drame. Si la réponse est oui, une heure est déjà trop.
Comment fixer une règle qui tient
Fixez une heure de fin, pas une durée. « Plus d'écran après 21h » est vérifiable en un coup d'œil. « Pas plus d'une heure trente » demande un chronomètre et finit toujours en négociation.
Écrivez-la. Une règle affichée sur le frigo se discute une fois. Une règle orale se rediscute tous les soirs.
Prévoyez ce qui se passe si elle n'est pas respectée, à l'avance et calmement. Une sanction inventée dans l'énervement n'est jamais appliquée jusqu'au bout.
Outillez-la si vous en avez besoin. Un plafond quotidien se règle depuis le téléphone lui-même, sans rien installer. Si vous voulez aller plus loin, nous détaillons quelle application de contrôle parental choisir selon l'âge de l'enfant et son téléphone.
Faites-la évoluer. La règle de la 6e ne tient pas en 3e. Renégociez chaque année, votre enfant le vivra comme une marque de confiance.
Notre approche
Fixer une durée, c'est décider à sa place. Ça fonctionne jusqu'à 11 ou 12 ans, puis ça devient un rapport de force que vous perdez un soir sur deux.
Avec El&Moi, votre enfant gagne son temps de loisir : une minute passée sur une application d'apprentissage lui rapporte deux minutes de temps libre. Vous gardez la main sur le plafond quotidien et sur les heures sans téléphone, mais ce n'est plus vous qui coupez. C'est une règle qu'il connaît et qu'il peut faire jouer en sa faveur.
Questions fréquentes
Ça dépend des heures concernées et de ce qu'elles remplacent. Deux heures qui n'empiètent ni sur le sommeil ni sur le reste ne sont pas un problème. La même durée prise sur la nuit, oui.
Non, comptez séparément. Ce qui pose question, c'est le temps de loisir passif, pas les devoirs sur ordinateur.
C'est probablement vrai pour certains. Ça ne change rien à ce qui est bon pour lui, et vous pouvez le lui dire calmement.
Non, et ce serait contre-productif. Un enfant coupé de tout se retrouve exclu socialement et n'apprend rien de l'usage raisonnable.
Progressivement à partir de 15-16 ans, en gardant une limite de nuit. C'est justement le moment où l'autonomie s'apprend, tant qu'il est encore chez vous.
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Sources et références
- Santé des enfants et usages des écrans
Santé publique France · consulté le 25 août 2026
- Recommandations de bonne pratique
Haute Autorité de santé · consulté le 25 août 2026
- Accompagner les usages numériques des enfants
jeprotegemonenfant.gouv.fr · consulté le 25 août 2026